Expatriation_paysage_canada_alberta

Expatriation :

de l’idée à l’immigration

Qui est l’auteur ?

 Auteur : Murielle S.

Je suis Murielle, je suis Belge et j’ai déjà…oooopppss 52 ans. Je suis expatriée au Canada depuis maintenant 17 ans. J’ai toujours aimé bouger, voyager, apprendre des langues étrangères, rencontrer des gens de différents horizons, découvrir d’autres cultures… Les changements ne me font pas peur et après avoir voyagé pendant plusieurs années, j’ai immigré au Canada en 2003 et y vis depuis lors avec Frank et notre fille Tara. Ma passion pour les voyages et mes rêves n’ont pas diminués avec le temps. Mes envies pour le futur sont de repartir à l’étranger pour de longues périodes de temps et m’adonner à la photographie qui est une autre de mes passions.  En attendant, je profite des années que j’ai avec ma fille avant qu’elle ne prenne sa propre route.

 

Paysage_hiver_neige_canada_banff_canmore_chien_alberta

Le voyage, une routine pour moi

Avant de décider d’émigrer, je n’avais, à part mon sac à dos et mon appareil photo, pas vraiment d’attaches matérielles. J’étais assez libre dans ma façon de vivre… Le voyage était mon inspiration et mon ressourcement.

Je partais pour de longues périodes entre six mois et un an. J’alternais voyages et périodes de travail dans le monde du tourisme lorsque je revenais en Belgique. Je quittais mon travail en Belgique pour en retrouver un autre à mon retour et cette façon de vivre était devenue une routine pour moi.

Randonnée_canada_banff_alberta_trekking_montagnes

Expatriation : pourquoi ?

Ce n’est pas quitter la Belgique qui était ma motivation pour cette expatriation, mais bien l’envie de vivre ailleurs. J’appréciais de prendre le temps de découvrir d’autres pays, non pas avec un regard de voyageur mais bien avec l’intention de vivre comme les locaux : comprendre leur culture, apprendre leur langue, apprécier les différences pour finalement m’y adapter. 

 

 

L’envie d’émigrer

Tout a commencé lorsque j’ai rencontré Frank, au Népal. Lui Hollandais, moi Belge, tous deux voyageurs avec l’envie de continuer la route ensemble.

Nous avons voyagé en Amérique latine pendant six mois, après quoi nous sommes retournés en Nouvelle Zélande et en Asie. Après ces aventures à deux, nous nous sommes dit que nous étions prêts à vivre ensemble quelque part…

Il est vrai que la Nouvelle Zélande nous paraissait une bonne option pour immigrer mais nous n’étions pas prêts financièrement. En effet, on devait pouvoir arriver dans un pays et être indépendants financièrement, ne fût ce que pour un temps. De toute évidence, il s’agit d’une des conditions requises lorsqu’on veut immigrer. Surtout quand on n’a ni sponsors ni travail qui nous attend sur place.

 

Première étape : la Hollande

C’est pourquoi l’idée de m’installer en Hollande pendant un petit temps m’a tout de suite emballée. Mon expatriation en Hollande pendant deux ans m’a permis de voir qu’il ne faut pas aller bien loin pour vivre un réel dépaysement. Que ce soit la langue ou la franchise très directe si bien connue des Hollandais presque prise pour de l’arrogance. Ce fut une très belle expérience et je retournerais y vivre sans hésiter !

Pendant ces deux années, nous avons commencé le procédé d’immigration pour le Canada. Cela prend du temps mais nous n’étions pas pressés. Je travaillais dans différents jobs, j’approfondissais la langue, et nous voyageons régulièrement.

Immigrer, c’est devoir s’adapter à toute situation. Il faut être polyvalent et ne pas être attaché à ce qu’on connaît dans son pays natal… Ca semble évident mais chaque pays est différent : culture, langue, possibilités, besoins, etc.

Deuxième étape :

choisir où immigrer

Ca y est, nous voilà arrivés au Canada avec un sac à dos et un visa d’immigrant en poche. Nous avons commencé par explorer le pays en minivan, d’Ouest en Est avec ensuite un retour vers l’Ouest. Il nous a fallu changer notre regard de voyageurs en regard d’immigrant. Voir dans les endroits qui nous plaisait si nous pourrions nous arrêter et choisir d’y vivre et s’il était possible de s’y faire une place au soleil ou sous la neige !

montagnes_paysage_neige_hiver_canada_banff_alberta_canmore

Pour commencer à zéro, il a fallu accepter de travailler pour un salaire ridicule. Nous devions prendre la température du pays, prendre le temps de voir les possibilités, les besoins d’un endroit et être créatif pour se recréer.

 

Troisième étape : l’installation

Après avoir fait du “home sitting” et travaillé dans des coffee shops pour $7.50 de l’heure, nous avons commencé à rencontrer de gens de tous horizons et avons décidé de rester à Canmore, dans les Rocheuses Canadiennes.

A présent, ça fait 17 ans qui nous y sommes. Frank et moi avons créé notre propre business qui n’a rien à voir avec ce que nous faisions en Europe. Nous sommes devenu parents et avons emmené notre fille en voyage dès ses premiers mois. Elle a maintenant 15 ans et a eu la chance de voyager dans 17 pays, entendu des langues étrangères, découvert la pratique de religions différentes, goûté à des plats exotiques et a maintenant une vision assez large du monde.

Qu’on souhaite immigrer ou être semi-nomade, on commence par la même approche. L’immigration est simplement une sédentarisation temporaire ou non.

lac_montagne_banff_canada_paysage_rocheuses_alberta

L’expatriation : des regrets ?

Non pas du tout ! Il est évident que le Canada a été bon pour nous. On s’y sent bien. Cependant, l’Europe reste chère à mon coeur et j’y reviens régulièrement. Que ce soit pour visiter la famille et les amis ou pour prendre un bol de culture, de vieilles pierres, de différentes langues, je m’y retrouve toujours avec plaisir.

Tu veux toi aussi partager ton expérience, tes conseils ou tes réflexions de voyage ? Découvre ici comment rédiger à ton tour ton propre article invité.